Photographie
Octobre 2017
Harry Gruyaert
East/West

Daido Moriyama
Record

William Wegman
Etre humain

En coédition avec le Mucem
Roman-photo

Septembre 2017
James Atlee
Mer du Nord

Joan Fontcuberta
Le boîtier de Pandore

Juin 2017
Sous la direction d’Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian
Iran, année 38

Damarice Amao et Karolina Ziebinska-Lewandovska
Le spectre du surréalisme

Mai 2017
Vincent Lavoie
L’Affaire Capa - Le procès d’une icône

Mars 2017
Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf
American Dream

Damarice Amao
Eli Lotar et le mouvement des images

Février 2017
Anne-Marie Filaire
Zone de sécurité temporaire

Octobre 2017
65 €
160 pages
21 x 31
2 livres reliés sous coffret
978-2-84597-587-3
96 photographies

Avec le soutien du fonds de dotation Agnès b.
East / West
Introduction de David Campany
Les archives d’Harry Gruyaert regorgent de lumière.
Mais celles de Las Vegas et de Moscou, en ces années 1980,
ne brillent pas des mêmes feux…


Alors que le monde était encore divisé en deux blocs étanches, Harry Gruyaert, toujours en quête de lumière et de sensualité, a capté les couleurs de chacun de ces deux univers. Clinquantes et vibrantes à Los Angeles et Las Vegas en 1981, sourdes et étranges à Moscou en 1989, juste avant l’éclatement de l’URSS. Loin de vouloir documenter le réel, Gruyaert livre pourtant ici une étonnante archive : celle des couleurs de l’Histoire.

« Très peu de photographes ont manifesté la capacité d’Harry Gruyaert à produire des images en couleurs remarquables avec n’importe quelle lumière et n’importe quelles couleurs, dans le monde entier. » David Campany

Harry Gruyaert est sans conteste l’un des meilleurs coloristes de sa génération. Membre de Magnum Photos depuis 35 ans, il a notamment publié Maroc (Textuel, 2013), Roots (Xavier Barral, 2012), Rivages (Textuel, 2003, réed. 2008), TV Shots (Steidl 2007), Made in Belgium (Delpire, 2000).

Commissaire indépendant, David Campany est l’un des plus brillants essayistes sur la photographie. Il est entre autres l’auteur de Road Trips (Textuel, 2014), Walker Evans: The Magazine Work (Steidl, 2013).


Octobre 17
65 €
424 pages
27,9 x 20,9
relié
978-2-84597-588-0
Livre sous coffret
Record
Introduction de Mark Holborn
Le fac-similé complet de la fameuse revue de Moriyama :
Record (1972-2006)

Voici le fac-similé des trente numéros de la revue Record créée en 1972 par le plus radical des photographes japonais : Daido Moriyama. Photo-journal, magazine, fanzine, cette brochure de seize pages tient lieu de journal intime et de journal de terrain. Moriyama y rassemble quatre années durant ses images préférées parmi toutes celles qu’il prend au quotidien.
Après trente ans d’interruption, il réactive Record en 2006 pour y publier, avec la même férocité graphique ses photographies prises au Japon, dans les rues de Paris, Los Angeles, Florence, Londres, Marrakech ou Marseille…
Avec leur cohorte d’animaux errants, de ciels zébrés de câbles électriques, d’enseignes et de signalétique omniprésente, ces trente numéros de Record composent une odyssée furieuse et pulsatile.

Si la « street photography » avait un maître, ce serait Daido Moriyama. Mais c’est la position du chien errant qu’il préfère revendiquer. Né en 1938, membre du groupe « Provoke » à la fin des années 1960, Daido Moriyama poursuit une œuvre brute, exposée dans le monde entier. Son travail a eu un impact radical sur le monde artistique tant au Japon qu’en Occident.


Octobre 17
24,90 €
352 pages
21 x 14,8
978-2-84597-586-6
300 photographies
Etre humain
Des chiens délicieusement humains.
Présentant plus de 300 images couvrant cinq décennies – dont
de nombreux inédits – ce livre est un ensemble totalement nouveau des photographies de chiens de William Wegman, appréciées dans le monde entier.
« Plonger dans mes boîtes d’archives fut pour moi une expérience inoubliable. J’ai vu tous mes chiens bien-aimés rajeunir et rajeunir encore ; jusqu’à Man Ray, mon premier braque de Weimar, en 1970, avec qui tout a commencé » confie William Wegman.
Drôles, poétiques, absurdes, ces images de Wegman n’incarnent pas seulement son célèbre humour. Elles témoignent d’un véritable travail d’équipe entre le photographe et ses si talentueux braques de Weimar pour nous tendre un miroir facétieux. Car c’est bien de nous qu’il s’agit, êtres humains. Les chiens de Wegman font partie de la famille, la sienne, la nôtre.

William Wegman est un artiste américain dont le travail est aujourd’hui exposé dans le monde entier. Il est l’auteur de nombreux livres pour adultes et pour enfants, dont une grande partie présente des photographies de ses braques de Weimar. Wegman vit à New York et dans le Maine où il continue à dessiner, peindre, photographier et filmer.

William A. Ewing est auteur, conférencier, conservateur de photographie et directeur de musée depuis plus de quarante ans.


Octobre 17
35 €
256 pages
24 x 31,7
broché
978-2-84597-638-2
300 photographies


Catalogue de l’exposition
« Roman-Photo »
au Mucem, Marseille,
du 13 décembre 2017
au 23 avril 2018
En coédition avec le Mucem
Roman-photo
Avec des textes de Marcella Iacub, Christian Caujolle, Gérard Lefort, Christophe Bier, Jan baetens, Emmanuel Guy
Sous la direction de Frédérique Deschamps et Marie-Charlotte Calafat
Préface de Jean-François Chougnet
Le roman-photo avait échappé à l’Œil des musées : une découverte époustouflante.

Perçu comme un sous-genre vulgaire, le roman-photo n’a que rarement retenu l’attention des historiens et des musées, ce qui apparaît comme une injustice au vu du succès planétaire rencontré. C’est cette lacune que ce livre et l’exposition au Mucem viennent combler. Faisant appel à la photographie, au cinéma, à la vidéo, aux arts plastiques et aux nouvelles technologies, le corpus d’images présenté regroupe les plus belles réalisations du roman-photo. Certaines images sont de petits chefs-d’œuvre, mêlant expressionisme et réalisme et créant un langage iconographique unique en son genre grâce auquel le roman-photo raconte une époque, ses rêves, ses peurs et ses évolutions.


Septembre 17
39 €
240 pages
24 x 28,5
relié
978-2-84597-576-7
160 photographies
Mer du Nord
Ballade poétique sur les rives de la mer du Nord.
Du port de Dunkerque à celui d’Amsterdam, ce recueil rassemble plus de 200 photographies, ponctuées de poèmes, chansons et autres déclarations d’amour. Entre rudesse des paysages et douceur de vivre, ce voyage aborde toutes les facettes de ces côtes splendides : des plages de Fort Mahon à La Panne, des ports d’Ostende, ou Dunkerque à Amsterdam. Cabines
de plages ou containers, lieux de passages ou d’ancrage, courses dans les vagues… On y redécouvre un terrain de jeux et de rêve pour peintres et photographes, au fil des vers de Baudelaire, Hugo ou Verhaeren.
Dans ce ballet aux contrastes si singuliers résonnent les chants des marins comme le claquement des haubans.

James Attleeest écrivain et éditeur d’art anglais.


Septembre 17
29 €
16 x 21
Avec le soutien du Centre national
des arts plastiques

Collection « L’Écriture
photographique » dirigée
par Clément Chéroux
Le Boîtier de Pandore
La photogr@phie après la photographie
Première version française de La Camara de Pandora,
lauréat du Prix national espagnol de littérature catégorie essai.

Le Boîtier de Pandore est un recueil de 16 essais dans lesquels Joan Fontcuberta, dans un style léger et ironique, aborde la réinvention du média photographique dans le nouveau contexte numérique. Dans chaque texte, l’artiste énumère ce qui reste de la photographie : les vestiges de son caractère documentaire, de son authenticité ou des valeurs qui lui ont permis de forger
le regard moderne.

Féru de photomontages, de détournement et de falsification des images, Joan Fontcuberta n’hésite pas à interroger la vérité photographique comme dans Faura ou Hertarium.


Juin 17
45 €
192 pages
21 x 28
relié
978-2-84597-581-1
200 photographies

Coédition Textuel / Arte éditions

Avec le soutien du Fonds
de dotation Agnès b.,
de Maryam Eisler,
de la Soudavar Memorial Foundation,
de l’ambassade de France en Iran
et du Centre de langue française de Téhéran.
Iran, année 38
La photographie contemporaine iranienne depuis la révolution de 1979

Un panorama exceptionnel de la photographie contemporaine iranienne.

Cet ouvrage rassemble les œuvres de 66 photographes et interroge la réalité iranienne par un jeu de confrontations entre images documentaires et vision plasticienne. Une démarche portée par Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian pour mieux mettre en lumière les histoires imbriquées de l’Iran et de la photographie depuis la révolution de 1979.
S’intéressant à la vie privée et intime, à l’identité individuelle et collective, la photographie iranienne contemporaine aborde aussi les questions sociales et politiques, accompagnant une société en mouvement. Subtile et loin des clichés, elle prouve avec ce livre sa brillante maturité.

Catalogue de l’exposition « Iran, année 38 », aux Rencontres d’Arles

Anahita Ghabaian est docteure en histoire contemporaine. Elle a créé en 2001 la Silk Road Gallery, première galerie spécialisée en photographie à Téhéran. Elle a assuré la direction artistique de Photoquai en 2009.

Newsha Tavakolian est une photographe iranienne née en 1981 à Téhéran, membre de l’agence Magnum depuis 2015. Elle a créé Rawiya, groupe de femmes photojournalistes au Moyen-Orient. Elle est lauréate du prix Carmignac pour le Photojournalisme en 2013.


Mai 2017
29 €
192 pages
16 x 21
978-2-84597-579-8
Avec le soutien de l’Université
du Québec à Montréal

Collection « L’Écriture
photographique » dirigée
par Clément Chéroux
L' Affaire Capa
Le procès d’une icône
Un retour passionnant sur la polémique entourant le célèbre Falling Soldier de Robert Capa.

Cette célèbre photographie montrant un soldat républicain frappé de plein fouet par une balle pendant la guerre d’Espagne (36-39) aurait été prise par Robert Capa le 5 septembre 1936 près de Cerro Muriano. Or, depuis 1970, détracteurs et défendeurs du photographe se disputent la vérité sur les lieux du drame, l’identité du milicien tué et la séquence des clichés réalisés.
Mise en scène ou mort en directe ? Cette image est l’objet d’un des plus longs procès du photojournalisme.

Historien de la photographie, Vincent Lavoie est professeur au département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal et directeur de la revue savante Captures. Figures, théories et pratiques de l’imaginaire. Il est, entre autres, l’auteur de Photojournalismes. Revoir les canons de l'image de presse (Paris, Éditions Hazan, 2010) et de La preuve par l’image (Québec, Presses de l’Université du Québec, 2017). Ses essais consacrés à la photographie ont paru dans des ouvrages collectifs édités par Routlegde, Bloomsbury, La Lettre volée, McGill-Queen's University Press ou MIT Press/Ryerson Image Centre Book Series.


Juin 2017
39 €
104 pages
24 x 31,7
relié
978-2-84597-580-4
Coédition Centre Pompidou / Textuel
Avec le soutien de PMU

Catalogue de l’exposition
« Le Spectre du surréalisme »
aux Rencontres d’Arles

Le Spectre du surréalisme
Survivance du surréalisme dans la photographie contemporaine

Passionnante exploration de la collection photo du Centre Pompidou à l’occasion de son 40e anniversaire.

Le surréalisme est toujours vivant, même s’il mène une vie parfois souterraine. Conçu à partir des collections du Centre Pompidou, ce livre montre comment les photographes de l’après-guerre ont allègrement puisé dans le formidable répertoire de formes inventé par les surréalistes.
Qu’ils partagent un rapport expérimental à l’outil photographique, qu’ils convoquent ses qualités spécifiques pour bouleverser la perception de l’objet ou notre relation au corps, qu’ils perturbent le sens de la réalité elle-même, artistes d’hier et d’aujourd’hui poursuivent l’abolissement des règles artistiques pour mettre en œuvre leur révolution de la vision. Construit sur la confrontation poétique d’une œuvre historique et d’une œuvre contemporaine mises en dialogue autour d’un thème tiré des écrits surréalistes, Le Spectre du surréalisme célèbre ce goût partagé pour l’irrationnel et cette volonté de recherche de formes inédites.

Damarice Amao est assistante de conservation au Cabinet de la photographie du MNAM-Centre Pompidou. Elle a assuré avec Clément Chéroux, conservateur en chef du Cabinet de la photographie, le commissariat de l’exposition « Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste » (nov. 2014-janv. 2015) ainsi que la direction du catalogue l’accompagnant. Elle a également contribué à divers ouvrages collectifs dont (Man Ray Portraits, 2010, Archives Christian Zervos, 2011).

Karolina Ziebinska-Lewandowska est conservatrice pour la photographie au Centre Pompidou. Elle a également occupé ce poste à la National Gallery de Varsovie pendant 11 ans. Elle est présidente de la Fondation Archeology of Photography.


29 mars 2017
32 €
176 pages
16,5 x 23,5
Relié
978-2-84597-569-9
112 photographies
American Dream
Texte Marie Cordié Levy
Photographies anonymes réunies par Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf
Tous pris en plein air, avec la même taille carrée et bordés d’un liseré blanc ou crème, les snapshots amateur de cette formidable collection revisitent avec délice l’un des motifs iconiques du rêve américain : la voiture, pur objet du désir. Peut-on imaginer l’Amérique sans le road trip, sans Pontiac ou Studebaker pour tailler la route ?
Les années 1950 et 1960 ont vu les middle classes américaines se convertir au confort ménager et au pavillon modulaire, et surtout à l’automobile, symbole de réussite et gage de liberté. Dans ce joyeux album de famille, chacun se met en scène autour d’elle, prend la pose, affichant un sentiment d’appropriation ébahi et de fierté radieuse. Image de succès, la voiture est cette icône séduisante que la photographie se doit d’immortaliser.
Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf découvrent en avril 2010 au salon des vieux papiers une boîte contenant une dizaine de photographies carrées, américaines, prises après-guerre. Sur toutes, une voiture, une maison et des personnes qui posent.
Le portrait d’une époque se dessine, c’est le point de départ de leur collection.

Sylvie Meunier collecte depuis des années des photographies anonymes, matériau privilégié de son travail. Elle a crée en 2011 l’association Les instantanés ordinaires.
Patrick Tourneboeuf est un passionné d’images, par sa propre pratique ou par les images des autres. Photographe, il est cofondateur du collectif Tendance Floue.


Exposition Fondation Cartier pour l’art contemporain
du 20.04.2017 au 24.09.2017
Cette collection sera exposée dans le cadre de l’exposition « Autophoto ».

L’exposition réunit près de 400 oeuvres de photographes historiques et contemporains qui ont fait de l’automobile leur sujet de prédilection.


15 mars 2017
29 €
208 pages
16 x 21
Avec le soutien du CNL

Collection « L’Écriture
photographique » dirigée
par Clément Chéroux
Eli Lotar et le mouvement des images
Le surréalisme, le cinéma d’avant-garde, la Nouvelle Vision : Eli Lotar (né en 1905) a livré dans chacun de ces domaines des images, fixes et animées, parmi les plus emblématiques de l’histoire visuelle. Il demeure cependant, encore aujourd’hui, une figure complexe au parcours difficilement lisible.
À partir de sources inédites, Damarice Amao analyse sa carrière à l’aune de sa double identité de photographe et de cinéaste mais aussi de cinéphile.
Eli Lotar meurt en 1969 après avoir poursuivi une carrière tumultueuse de photographe et de cinéaste. Son documentaire, Aubervilliers (1945), et son travail de directeur de la photographie auprès de Luis Buñuel et d’Alberto Cavalcanti lui ont assuré une solide réputation dans les milieux cinéphiles, dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Mais, alors qu’il fait partie des pionniers de la Nouvelle Vision photographique française aux côtés de Germaine Krull, il faut attendre le début des années 1990 pour que soit reconnu son rôle déterminant dans l’émergence de la modernité visuelle.
Entre photographie et cinéma, la figure d’Eli Lotar s’offre comme une source d’enseignement décisive pour comprendre ce qu’a été le regard photographique moderne à Paris dans l’entre-deux-guerres.




Damarice Amao est assistante de conservation au Cabinet de la photographie du MNAM-Centre Pompidou. Elle a assuré avec Clément Chéroux, conservateur en chef du Cabinet de la photographie, le commissariat de l’exposition « Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste » (nov. 2014-janv. 2015) ainsi que la direction du catalogue l’accompagnant. Elle a également contribué à divers ouvrages collectifs dont (Man Ray Portraits, 2010, Archives Christian Zervos, 2011).


22 février 2017
55 €
224 pages
20 x 28
relié
En coédition avec le Mucem
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques
Zone de sécurité temporaire
Introduction de Jean-Christophe Bailly, préface de Géraldine Bloch

Cette rétrospective révèle l’ampleur de l’œuvre de la photographe Anne-Marie Filaire.

Une œuvre dense, engagée aussi rigoureuse qu’empreinte de poésie. C’est près de 25 ans de travail qui est présenté dans ce livre, tandis que l’exposition du Mucem se concentre sur la zone Israël-Liban-Palestine.
Depuis les montagnes réconfortantes de son Auvergne natale jusqu’aux poudrières du Moyen-Orient, Anne-Marie Filaire s’intéresse aux paysages, aux frontières, aux zones de démarcation. Mais plutôt que s’attacher à l’enregistrement de l’événement, ses photographies renferment des couches d’histoire sous leur singulière beauté.
Silencieuses, ses images révèlent les traces de conflits comme les traces de passages, échanges, porosité. « Attentive aux souffles de l’histoire, Anne-Marie Filaire s’attache autant à ses fracas qu’à ses repos » affirme Géraldine Bloch dans sa préface.
Comme une archéologue, Anne-Marie Filaire accomplit un travail de mémoire en allant au devant des endroits les plus fragilisés dans la sécurité temporaire des zones minées où réside un danger. « Le temps qui est le véhicule de l’oubli est aussi celui de la trace et l’immobilité, loin d’être une parure trompeuse, devient la réserve silencieuse où tous les signes sont inscrits » écrit Jean-Christophe Bailly dans son introduction.


Le travail d’Anne-Marie Filaire, tourné vers le paysage, se situe particulièrement dans les zones dites « frontières », au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Est et en Europe. Ses recherches l’ont amené à s’intéresser à la question de la construction d’espaces intimes dans différents contextes : l’Égypte, la Palestine et les Émirats Arabes unis. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques. Elle enseigne la photo à Sciences Po Paris et à l’IEP du Havre.

Jean-Christophe Bailly est écrivain, poète, dramaturge, auteur d’essais sur l’art, docteur en philosophie, enseignant à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois.

Géraldine Bloch est commissaire d’expositions et auteure indépendante. Elle a travaillé dans de nombreuses institutions dédiées aux arts visuels et se dédie depuis quelques années essentiellement à la création au Maghreb et au Moyen Orient. Elle a organisé la 1re biennale des photographes du monde arabe MEP/ IMA 2015 et travaille actuellement sur un nouveau festival de photographie en Tunisie.