Photographie
Mai 2017
Vincent Lavoie
L’Affaire Capa - Le procès d’une icône

Juin 2017
Sous la direction d’Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian
Iran, année 38

Damarice Amao et Karolina Ziebinska-Lewandovska
Le spectre du surréalisme

Mars 2017
Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf
American Dream

Damarice Amao
Eli Lotar et le mouvement des images

Février 2017
Anne-Marie Filaire
Zone de sécurité temporaire

Janvier 2017
Le bal N°7
Usages géopolitiques des images
Mai 2017
29 €
192 pages
16 x 21
978-2-84597-579-8
Avec le soutien de l’Université
du Québec à Montréal
L' Affaire Capa
Le procès d’une icône
Un retour passionnant sur la polémique entourant le célèbre Falling Soldier de Robert Capa.

Cette célèbre photographie montrant un soldat républicain frappé de plein fouet par une balle pendant la guerre d’Espagne (36-39) aurait été prise par Robert Capa le 5 septembre 1936 près de Cerro Muriano. Or, depuis 1970, détracteurs et défendeurs du photographe se disputent la vérité sur les lieux du drame, l’identité du milicien tué et la séquence des clichés réalisés.
Mise en scène ou mort en directe ? Cette image est l’objet d’un des plus longs procès du photojournalisme.

Historien de la photographie, Vincent Lavoie est professeur au département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal et directeur de la revue savante Captures. Figures, théories et pratiques de l’imaginaire. Il est, entre autres, l’auteur de Photojournalismes. Revoir les canons de l'image de presse (Paris, Éditions Hazan, 2010) et de La preuve par l’image (Québec, Presses de l’Université du Québec, 2017). Ses essais consacrés à la photographie ont paru dans des ouvrages collectifs édités par Routlegde, Bloomsbury, La Lettre volée, McGill-Queen's University Press ou MIT Press/Ryerson Image Centre Book Series.


Juin 17
45 €
192 pages
21 x 28
relié
978-2-84597-581-1
200 photographies

Coédition Textuel / Arte éditions

Avec le soutien du Fonds
de dotation Agnès b.,
de Maryam Eisler,
de la Soudavar Memorial Foundation,
de l’ambassade de France en Iran
et du Centre de langue française de Téhéran.
Iran, année 38
La photographie contemporaine iranienne depuis la révolution de 1979

Un panorama exceptionnel de la photographie contemporaine iranienne.

Cet ouvrage rassemble les œuvres de 66 photographes et interroge la réalité iranienne par un jeu de confrontations entre images documentaires et vision plasticienne. Une démarche portée par Anahita Ghabaian et Newsha Tavakolian pour mieux mettre en lumière les histoires imbriquées de l’Iran et de la photographie depuis la révolution de 1979.
S’intéressant à la vie privée et intime, à l’identité individuelle et collective, la photographie iranienne contemporaine aborde aussi les questions sociales et politiques, accompagnant une société en mouvement. Subtile et loin des clichés, elle prouve avec ce livre sa brillante maturité.

Catalogue de l’exposition « Iran, année 38 », aux Rencontres d’Arles

Anahita Ghabaian est docteure en histoire contemporaine. Elle a créé en 2001 la Silk Road Gallery, première galerie spécialisée en photographie à Téhéran. Elle a assuré la direction artistique de Photoquai en 2009.

Newsha Tavakolian est une photographe iranienne née en 1981 à Téhéran, membre de l’agence Magnum depuis 2015. Elle a créé Rawiya, groupe de femmes photojournalistes au Moyen-Orient. Elle est lauréate du prix Carmignac pour le Photojournalisme en 2013.


Juin 2017
39 €
104 pages
24 x 31,7
relié
978-2-84597-580-4
Coédition Centre Pompidou / Textuel
Avec le soutien de PMU

Catalogue de l’exposition
« Le Spectre du surréalisme »
aux Rencontres d’Arles

Le Spectre du surréalisme
Survivance du surréalisme dans la photographie contemporaine

Passionnante exploration de la collection photo du Centre Pompidou à l’occasion de son 40e anniversaire.

Le surréalisme est toujours vivant, même s’il mène une vie parfois souterraine. Conçu à partir des collections du Centre Pompidou, ce livre montre comment les photographes de l’après-guerre ont allègrement puisé dans le formidable répertoire de formes inventé par les surréalistes.
Qu’ils partagent un rapport expérimental à l’outil photographique, qu’ils convoquent ses qualités spécifiques pour bouleverser la perception de l’objet ou notre relation au corps, qu’ils perturbent le sens de la réalité elle-même, artistes d’hier et d’aujourd’hui poursuivent l’abolissement des règles artistiques pour mettre en œuvre leur révolution de la vision. Construit sur la confrontation poétique d’une œuvre historique et d’une œuvre contemporaine mises en dialogue autour d’un thème tiré des écrits surréalistes, Le Spectre du surréalisme célèbre ce goût partagé pour l’irrationnel et cette volonté de recherche de formes inédites.

Damarice Amao est assistante de conservation au Cabinet de la photographie du MNAM-Centre Pompidou. Elle a assuré avec Clément Chéroux, conservateur en chef du Cabinet de la photographie, le commissariat de l’exposition « Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste » (nov. 2014-janv. 2015) ainsi que la direction du catalogue l’accompagnant. Elle a également contribué à divers ouvrages collectifs dont (Man Ray Portraits, 2010, Archives Christian Zervos, 2011).

Karolina Ziebinska-Lewandowska est conservatrice pour la photographie au Centre Pompidou. Elle a également occupé ce poste à la National Gallery de Varsovie pendant 11 ans. Elle est présidente de la Fondation Archeology of Photography.


29 mars 2017
32 €
176 pages
16,5 x 23,5
Relié
978-2-84597-569-9
112 photographies
American Dream
Texte Marie Cordié Levy
Photographies anonymes réunies par Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf
Tous pris en plein air, avec la même taille carrée et bordés d’un liseré blanc ou crème, les snapshots amateur de cette formidable collection revisitent avec délice l’un des motifs iconiques du rêve américain : la voiture, pur objet du désir. Peut-on imaginer l’Amérique sans le road trip, sans Pontiac ou Studebaker pour tailler la route ?
Les années 1950 et 1960 ont vu les middle classes américaines se convertir au confort ménager et au pavillon modulaire, et surtout à l’automobile, symbole de réussite et gage de liberté. Dans ce joyeux album de famille, chacun se met en scène autour d’elle, prend la pose, affichant un sentiment d’appropriation ébahi et de fierté radieuse. Image de succès, la voiture est cette icône séduisante que la photographie se doit d’immortaliser.
Sylvie Meunier et Patrick Tourneboeuf découvrent en avril 2010 au salon des vieux papiers une boîte contenant une dizaine de photographies carrées, américaines, prises après-guerre. Sur toutes, une voiture, une maison et des personnes qui posent.
Le portrait d’une époque se dessine, c’est le point de départ de leur collection.

Sylvie Meunier collecte depuis des années des photographies anonymes, matériau privilégié de son travail. Elle a crée en 2011 l’association Les instantanés ordinaires.
Patrick Tourneboeuf est un passionné d’images, par sa propre pratique ou par les images des autres. Photographe, il est cofondateur du collectif Tendance Floue.


Exposition Fondation Cartier pour l’art contemporain
du 20.04.2017 au 24.09.2017
Cette collection sera exposée dans le cadre de l’exposition « Autophoto ».

L’exposition réunit près de 400 oeuvres de photographes historiques et contemporains qui ont fait de l’automobile leur sujet de prédilection.


15 mars 2017
29 €
208 pages
16 x 21
Avec le soutien du CNL
Eli Lotar et le mouvement des images
Le surréalisme, le cinéma d’avant-garde, la Nouvelle Vision : Eli Lotar (né en 1905) a livré dans chacun de ces domaines des images, fixes et animées, parmi les plus emblématiques de l’histoire visuelle. Il demeure cependant, encore aujourd’hui, une figure complexe au parcours difficilement lisible.
À partir de sources inédites, Damarice Amao analyse sa carrière à l’aune de sa double identité de photographe et de cinéaste mais aussi de cinéphile.
Eli Lotar meurt en 1969 après avoir poursuivi une carrière tumultueuse de photographe et de cinéaste. Son documentaire, Aubervilliers (1945), et son travail de directeur de la photographie auprès de Luis Buñuel et d’Alberto Cavalcanti lui ont assuré une solide réputation dans les milieux cinéphiles, dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Mais, alors qu’il fait partie des pionniers de la Nouvelle Vision photographique française aux côtés de Germaine Krull, il faut attendre le début des années 1990 pour que soit reconnu son rôle déterminant dans l’émergence de la modernité visuelle.
Entre photographie et cinéma, la figure d’Eli Lotar s’offre comme une source d’enseignement décisive pour comprendre ce qu’a été le regard photographique moderne à Paris dans l’entre-deux-guerres.


L’exposition « Eli Lotar 1905-1969 »
se tient jusqu’au 28 mai 2017 au Jeu de Paume.


Damarice Amao est assistante de conservation au Cabinet de la photographie du MNAM-Centre Pompidou. Elle a assuré avec Clément Chéroux, conservateur en chef du Cabinet de la photographie, le commissariat de l’exposition « Jacques-André Boiffard, la parenthèse surréaliste » (nov. 2014-janv. 2015) ainsi que la direction du catalogue l’accompagnant. Elle a également contribué à divers ouvrages collectifs dont (Man Ray Portraits, 2010, Archives Christian Zervos, 2011).


22 février 2017
55 €
224 pages
20 x 28
relié
En coédition avec le Mucem
Avec le soutien du Centre national des arts plastiques
Zone de sécurité temporaire
Introduction de Jean-Christophe Bailly, préface de Géraldine Bloch

Cette rétrospective révèle l’ampleur de l’œuvre de la photographe Anne-Marie Filaire.

Une œuvre dense, engagée aussi rigoureuse qu’empreinte de poésie. C’est près de 25 ans de travail qui est présenté dans ce livre, tandis que l’exposition du Mucem se concentre sur la zone Israël-Liban-Palestine.
Depuis les montagnes réconfortantes de son Auvergne natale jusqu’aux poudrières du Moyen-Orient, Anne-Marie Filaire s’intéresse aux paysages, aux frontières, aux zones de démarcation. Mais plutôt que s’attacher à l’enregistrement de l’événement, ses photographies renferment des couches d’histoire sous leur singulière beauté.
Silencieuses, ses images révèlent les traces de conflits comme les traces de passages, échanges, porosité. « Attentive aux souffles de l’histoire, Anne-Marie Filaire s’attache autant à ses fracas qu’à ses repos » affirme Géraldine Bloch dans sa préface.
Comme une archéologue, Anne-Marie Filaire accomplit un travail de mémoire en allant au devant des endroits les plus fragilisés dans la sécurité temporaire des zones minées où réside un danger. « Le temps qui est le véhicule de l’oubli est aussi celui de la trace et l’immobilité, loin d’être une parure trompeuse, devient la réserve silencieuse où tous les signes sont inscrits » écrit Jean-Christophe Bailly dans son introduction.


Le travail d’Anne-Marie Filaire, tourné vers le paysage, se situe particulièrement dans les zones dites « frontières », au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Est et en Europe. Ses recherches l’ont amené à s’intéresser à la question de la construction d’espaces intimes dans différents contextes : l’Égypte, la Palestine et les Émirats Arabes unis. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections publiques. Elle enseigne la photo à Sciences Po Paris et à l’IEP du Havre.

Jean-Christophe Bailly est écrivain, poète, dramaturge, auteur d’essais sur l’art, docteur en philosophie, enseignant à l’École nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois.

Géraldine Bloch est commissaire d’expositions et auteure indépendante. Elle a travaillé dans de nombreuses institutions dédiées aux arts visuels et se dédie depuis quelques années essentiellement à la création au Maghreb et au Moyen Orient. Elle a organisé la 1re biennale des photographes du monde arabe MEP/ IMA 2015 et travaille actuellement sur un nouveau festival de photographie en Tunisie.


4 Janvier 2017
23 €
240 pages
14,8 x 20,5
Broché
978-2-84597-573-6
120 documents quadri
En coédition avec le BAL et le CNAP
Les Carnet du Bal n°7
Usages géopolitiques des images
Sous la direction de Guillaume Le Gall
On ne s’étonne plus de l’immense production d’images à l’échelle globale, en tous lieux, sur tous supports et en temps réel. Pourtant, il existe peu de réflexions sur leurs usages géopolitiques. Qu’elles soient manifestes (attestées, vérifiées, véridiques), indéterminées (manipulées, détournées, faussées), ou opaques (le sens, le contenu, la provenance et la destination nous échappent), ces images agissent et interagissent fortement sur le plan géopolitique. Leurs retombées à plus ou moins long terme font intervenir une multiplicité d’enjeux que le présent ouvrage tente d’explorer : comment réinvestir par l’image l’histoire postcoloniale ? Comment les images participent-elles au récit humanitaire ? Quelle influence les images ont-elles sur les politiques migratoires ? Comment un régime dictatorial peut-il contrôler son image ? Comment documenter les territoires en guerre ? Les douze contributions explorent des cas concrets en différentes parties du globe et mobilisent des disciplines aussi variées que l’histoire, le cinéma, la danse, la géographie, l’océanographie.

Avec les contributions de :
Jacinto Lageira, Kader Attia, Michael Neuman, Anne-Laure Amilhat Szary, Charles Heller et Lorenzo Pezzani, Virginie Brinker, Suana de Souza Dias, Marie-Laure Allain Bonilla, Marie Voignier, Frédéric Pouillaude, Annette Becker, Valérie Jouve en dialogue avec Marie-José Mondzain.