Idées-Débats
Octobre 2017
Arnaud Hoedt, Jérôme Piron et Kevin Matagne
La convivialité

Sélim Smaoui
Faites place : novices en lutte

Massimo Prearo et Sara Garbagnoli
La croisade « anti-genre » Du Vatican aux Manifs pour tous

Septembre 2017
Frédéric Debomy
Finkielkraut, la pensée défaite

Mai 2017
Philippe Blanchet
Les mots piégés de la politique

Mars 2017
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
Les prédateurs au pouvoir -
Main basse sur notre avenir


Eric Fassin
Populisme : le grand ressentiment

Février 2017
Enzo Traverso
Les nouveaux visages du fascisme
Octobre 17
19 €
104 pages
14,8 x 21
978-2-84597-641-2

La Convivialité créé en 2016 au Théâtre National de Bruxelles sera joué Festival d’Avignon du 8 au 28 juillet 2017, au Théâtre Monfort à Paris du 18 au 21 octobre 2017 ainsi qu’au Merlan à Marseille en mars 2018.
La Convivialité
L’orthographe française est un dogme
L’orthographe française est un dogme. Or, la liste de ses absurdités est longue. Pourquoi mettre un t à édit ou bruit (comme dans éditer ou bruiter), mais pas à abri ? Mêlant texte, illustrations et bande dessinée, ce livre s’autorise un regard critique sur l’orthographe et permet de s’interroger avec humour sur la manière dont savoir et langage construisent la discrimination sociale. En 1664, l’Académie française signale que l’orthographe servira à : « distinguer les gens de lettres d’avec les ignorans (sic) et les simples femmes ». L’orthographe française n’est pas une et indivisible, mais le résultat d’une histoire chaotique que les linguistes redécouvrent. Le mot Nénufar vient de l’ancien arabe. Un académicien l’a confondu avec nymphéa au début du siècle et lui a rajouté un ph grec. Alors que le mot feta… L’orthographe est une passion : hobby pour les uns, chemin de croix pour les autres. Ce texte et ses illustrations sont ceux de la pièce La Convivialité qui, avant de venir bientôt en France, a connu un très grand succès en Belgique.

Arnaud Hoedt a étudié la linguistique et répond toujours « tu viens de le faire » à la question « est-ce que ça se dit ? ». Professeur de français à Bruxelles, il a participé à la rédaction des programmes de français en Belgique.

Jérôme Piron est professeur de religion catholique dans la même école. Il est monté pour la première fois sur scène dans le palais des Papes à Avignon pour le spectacle Cours d’Honneur de Jérôme Bel.

Kevin Matagne, designer et dessinateur de BD, a été laborantin dans une usine de chaux, restaurateur de meubles, programmeur, professeur de photo, églomiseur, doreur, réalisateur de films d’animation, sculpteur en image de synthèse…


Octobre 2017
13,90 €
128 pages
11 x 19
Faites place : novices en lutte
Ces novices vierges de toute expérience politique constituent la force politique de demain.

Ce livre est bâti sur la base de témoignages recueillis lors d’une immersion quotidienne menée par Sélim Smaoui Place de la République au printemps 2016 et Plaça Catalunya (Barcelone) en 2011. Les occupations de place ont été accueillies par des dithyrambes enchantées comme par des verdicts cyniques prétendant que rien ne s’était passé. Se mettant à distance de ces deux caricatures, Sélim Smaoui a choisi, par une observation ethnographique, de prendre ce mode d’action au sérieux en raison de l’une de ses principales potentialités : celle de faciliter l’enrôlement des novices du militantisme dans le giron de la lutte politique.
Quels enseignements tirer de ces mouvements qui ne réclament pas directement le pouvoir, dont les revendications sont diffuses et où les militants chevronnés côtoient les novices ? C’est précisément à ces derniers, et particulièrement à l’irruption de l’engagement dans leur quotidien que Sélim Smaoui a consacré cet ouvrage.
Se former, échanger, se lier, prendre l’initiative, s’opposer, subvertir, se confronter, s’imprégner, prendre conscience… L’occupation déborde ainsi dans le temps et dans l’espace, l’engagement pousse ces nouveaux militants à ne plus se satisfaire de leur condition de gouvernés. La place peut être évacuée, le « faites place ! » de ses occupants continue à retentir

Sélim Smaoui est docteur en science politique de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et a enseigné à l'Institut d'Etudes politiques d'Aix-en-Provence. Il est l'auteur d'une thèse sur les mobilisations des victimes du franquisme en Espagne. Il a également travaillé sur les mobilisations du mouvement du 20 février au Maroc en 2011. Dans ce livre, l'auteur intervient dans le débat public.


Octobre 2017
13,90 €
128 pages
11 x 19
La Croisade « anti-genre »
Du Vatican aux Manifs pour tous
L’église catholique et ses alliés en croisade contre les politiques du genre et de la sexualité.

Qu’est-ce que « la théorie du genre » ? Qui s’y oppose et pourquoi ? Ce livre analyse les tenants et aboutissants d’une croisade lancée dès les années 1990, par le Vatican. Depuis, d’amples mobilisations hostiles à « la théorie du genre » ont été organisées dans des nombreux pays par des groupes catholiques déjà engagés dans la lutte contre l’avortement et l’euthanasie, pour réaffirmer l’« ordre naturel » du sexe et de la sexualité. Cet ouvrage révèle comment cette campagne transnationale a accompagné l’émergence d’un mouvement « anti-genre », en s’appuyant sur les cas d’étude français et italien.
Pourquoi et comment le concept féministe de genre est-il devenu l’ennemi principal du Vatican? En étudiant la genèse et la logique de l’argumentaire « anti-genre », en reconstituant les étapes de la mobilisation qui en a fait une cause militante, cet ouvrage apporte un éclairage incontournable pour comprendre les enjeux et le succès de cette nouvelle croisade. Réactionnaire et anti-démocratique, elle est porteuse d’une contre-révolution épistémologique et politique.


Massimo Prearo est chercheur contractuel à l’Université de Vérone. Il étudie les mobilisations sexuelles. On lui doit Le moment politique de l’homosexualité. Mouvements, identités et communautés en France (PUL, 2014). Il est responsable scientifique du Centre de recherche PoliTeSse – Politics and theories of sexuality de l’Université de Vérone et co-dirige la revue Genre, sexualité & société.

Sara Garbagnoli est doctorante à l’Université Paris 3. Ses recherches portent sur sur la théorie féministe, l’analyse du discours et la sociologie des mouvements sociaux. Elle a publié dans la revue Religion & Gender et participé à l’ouvrage Anti-Gender Campaigns in Europe (Rowman & Littlefield).


Septembre 2017
15,90 €
160 pages
11 x 19
Finkielkraut, la pensée défaite
L’analyse d’une pensée fondée sur le rejet de l’Autre.

Voici une lecture sans concession de l'un des intellectuels les plus médiatisés et les plus polémiques de France. Ses sorties fracassantes sur les menaces que ferait peser l'existence d'une minorité musulmane en France sur l'identité du pays lui valent la sympathie des droites les plus extrêmes. Tout comme ses alertes sur le devenir des quartiers populaires, la déliquescence culturelle ou la dégradation de l'école républicaine qui sont aussi fort médiatisées.
Les dérapages d’Alain Finkielkraut s’inscrivent-ils dans le droit fil de sa pensée?
Ou bien faut-il distinguer un Alain Finkielkraut philosophe, critique subtil de la modernité d’un Alain Finkielkraut médiatique emporté par ses démons ? Frédéric Debomy s'est livré à une lecture rigoureuse des écrits d'Alain Finkielkraut, interrogeant la légitimité d'une production intellectuelle dominée par les affects de son auteur.
Dé-faire la pensée de l’auteur de La Défaite de la pensée fait apparaitre son travail intellectuel comme « un bricolage » en faveur de la réhabilitation d’une philosophie conservatrice fondée sur le rejet de l’Autre.

Frédéric Debomy est écrivain et scénariste. Il a notamment publié un ouvrage entre essai et bande dessinée, Sur le fil, qui relate son engagement pour la démocratie en Birmanie (avec Benoît Guillaume et Sylvain Victor, Cambourakis, 2016). Outre ses ouvrages sur la Birmanie et ses bandes dessinées, il a contribué au numéro des Temps Modernes paru à l'occasion des vingt ans du génocide des Tutsi du Rwanda.


12 avril 2017
8 €
64 pages
13 x 19,8
broché
Les Prédateurs au pouvoir
Main basse sur notre avenir
La colère sociologique des Pinçon-Charlot est plus vive que jamais : plus de droite ni de gauche, tous sont réunis autour du veau d’or.
Cynisme et déni de la règle sont devenus le mode de fonctionnement « normal » des dominants. C’est en toute impunité que s’organise la corruption au profit d’une petite caste affamée d’argent sous l’oeil bienveillant des gouvernements.
Il y a bien sûr Donald, François, Marine et les autres, sur lesquels les Pinçon-Charlot alignent chiffres et faits irréfutables.
Ils jettent aussi leur lumière crue sur des pratiques d’une extrême violence : celles de la financiarisation des services à la personne ou la mondialisation du droit à polluer avec le juteux trafic des « crédits carbone ».
C’est une guerre que le couple mythique dénonce ici, avec l’argent comme arme de destruction massive. Une guerre de classe qui menace l’avenir de l’humanité.

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, sont spécialistes des grandes fortunes françaises. Leur ouvrage Le président des riches (La Découverte, 2010), s’est vendu à 150 000 exemplaires. Ils ont publié aux éditions Textuel en 2012 L’argent sans foi ni loi.


3 mai 2017
12,90 €
96 pages
Les Mots piégés de la politique

Discours piégés et mots détournés :
Blanchet débusque propagande et endoctrinement.

Philippe Blanchet met ici à jour la propagande implicite distillée dans les discours politiques et en particulier les mots détournés sous couvert de défense de la République. Il s’attache aux expressions les plus fréquentes de ces discours piégés, de radicalisation à incivilités.
« Je suis indigné par ces mystifications. Déjouer les pièges sémantiques et idéologiques c’est retrouver la liberté d’expression, la confiance en sa propre parole. Pour changer de société, il faut contester le cadre qui nous est imposé dans lequel on pense, on débat, on agit. Il faut contester les cadres et donc contester les mots. »
En débusquant l’endoctrinement dans les discours politiques, Philippe Blanchet démontre combien le pouvoir est aussi une question de langue, de discours et de vocabulaire.


Philippe Blanchet est professeur de sociolinguistique à l’université Rennes 2. Il est spécialiste de la diversité linguistique et culturelle dans le monde francophone et expert en politique linguistique et éducative pour de grands organismes. Chercheur et enseignant engagé contre toutes les discriminations, il est membre de la Ligue des Droits de l’Homme.


1er Mars 2017
11,90 €
96 pages
120 x 190
978-2-84597-578-1
Populisme : le grand ressentiment
Pour combattre le néolibéralisme, un populisme de gauche est-il possible ? La question est posée avec insistance après le Brexit et l’élection de Donald Trump.
Mais les électeurs d’extrême droite ne sont pas des victimes dont il faudrait écouter la souffrance. On ne convertira pas leur ressentiment en révolte.
Pour la gauche, il n’est pas de bon populisme. Mieux vaut s’adresser à ceux qui refusent de céder aux sirènes du fascisme : les abstentionnistes.
La sociologie électorale débouche ici sur la théorie politique.
Avant de construire un peuple, il faut construire une gauche.

Éric Fassin, sociologue engagé, est professeur à l’université Paris 8. Il a notamment publié Démocratie précaire. Chroniques de la déraison d’État (Découverte, 2012) et Roms & riverains. Une politique municipale de la race (La Fabrique, 2014).