Histoire
Octobre 2017
Emmanuelle Retaillaud
Stupéfiant !

Charles Diaz
Mémoires de police, dans la tourmente de mai 68

Septembre 2017
Véronique Blanchard et Mathias Gardet
Mauvaise graine

Octobre 2016
Véronique Blanchard, David Niget
Mauvaises filles
Incorrigibles et rebelles


remise en vente Octobre 2016

Anne-Marie Sohn
La fabrique des garçons
L’éducation des garçons de 1820 à aujourd’hui


Rebecca Rogers, Françoise Thébaud
Fabrique des filles
L'éducation des filles, de Jules Ferry à la pilule


Gaetano Manfredonia
Histoire mondiale de l’anarchie
Octobre 17
39 €
240 pages
18 x 24
relié
En partenariat
avec l’agence Bridgeman
Stupéfiant !
Un panorama exceptionnel sur l’histoire des drogues.

Ce livre donne à voir les plus beaux spécimens d’une collection privée hors norme, encore inédite, déroulant l’histoire encore mal connue de la représentation des drogues. Ces images sont issues de la culture de masse du xixe siècle et de la première partie du xxe siècle : affiches, vignettes publicitaires, partitions musicales, illustrations de presse ou couvertures de romans. En rassemblant ces images « modestes », sans prétention artistique, quoique dotées d’une beauté propre, autour de la drogue « dans tous ses états », cette collection offre un panorama exceptionnel sur l’histoire des drogues vues par l’Occident. Depuis la fascination trouble pour le Chinois opiomane, jusqu’aux volutes colorées des premières expériences psychédéliques, ce livre séduira autant les amateurs d’histoire que les esthètes qui ne réduisent pas « l’art » à ses formes canoniques.

Emmanuelle Retaillaud est historienne, spécialisée dans l’histoire culturelle et sociale de la France contemporaine. Elle a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire des drogues, Les Drogues, une passion maudite (Découverte Gallimard, 2002), La Pipe d’Orphée, Jean Cocteau et l’opium (Hachette Littératures, 2003), Les Paradis perdus, drogues et usages de drogues dans la France de l’entre-deux-guerres (PUR, 2009).


Octobre 17
35 €
160 pages
22 x 26
relié
978-2-84597-604-7
Mémoires de police, dans la tourmente de mai 68
Archives de la préfecture de police de Paris
Un point de vue inédit de l’autre côté des barricades.

Qui étaient-ils, ces policiers qui faisaient face aux manifestants en Mai 68 ? Comment étaient-ils organisés ? Commandés ? Par qui ? Ce livre retrace les deux mois historiques de cette année mythique. Grâce à des documents jamais reproduits, il offre un point de vue inédit de l’autre côté des barricades : témoignages, notes de services, fiches des RG, ordres et contre-ordres, saisie à l’École des Beaux-Arts…
Au fil des pages, apparaissent les affrontements au sein de la hiérarchie, les questionnements des policiers, leur sidération aussi. Sous l’uniforme, ces policiers souvent très jeunes se trouvent confrontés à l’une des plus violentes guérillas urbaines de l’après-guerre. Une expérience collective qui aura de nombreuses conséquences sur l’organisation des forces de l’ordre et leur relation avec la population.
Charles Diaz ouvre les archives de la préfecture de police.


Septembre 17
35 €
176 pages
21 x 27
978-2-84597-592-7
Avec le soutien l’EPJJ


Exposition
« Enfants en justice »
place Vendôme (Paris) lors
des journées du Patrimoine
les 16 et 17 septembre 2017
Mauvaise graine
Deux siècles d’histoire de la justice des enfants
De mauvaise graine à racaille : les mots changent, la stigmatisation perdure.

Mauvaises graines, apaches, voyous, blousons noirs, racailles : les mots changent, la stigmatisation perdure pour qualifier les mêmes rejetons des classes laborieuses. Depuis deux siècles, les mentalités oscillent entre punir et éduquer. L’invention des lieux de punition réservés aux enfants débute en 1836 avec la Petite Roquette à Paris, première et unique prison pour enfants. Suivie en 1850 des maisons de correction et colonies pénitentiaires dénoncées près d’un siècle plus tard par Jacques Prévert comme des bagnes d’enfants.
Au tournant du siècle, un discours scientifique et médical défend l’idée d’une hérédité du crime et appelle à durcir les modalités d’enfermement. Ce n’est qu’à la Libération que naît dans l’opinion un consensus en faveur de la priorité de l’éducatif sur le répressif. Si les Trente Glorieuses saluent la montée des baby-boomers, une autre jeunesse fait peur, caricaturée par les médias : les bandes de Blousons noirs. Au lendemain de Mai 68, ce sont les travailleurs sociaux eux-mêmes qui dénoncent les foyers éducatifs comme étant avant tout des lieux de répression et de discipline.

Docteure en histoire, Véronique Blanchard est responsable du Centre d’exposition « Enfants en justice » à Savigny-sur-Orge (Service de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Elle est membre du comité de rédaction de la Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ».

Mathias Gardet est historien, professeur des universités en sciences de l’éducation à l’université Paris 8. Ses recherches portent sur les politiques sociales à l’égard de l’enfance et de la jeunesse. Il est l’auteur de Les Colonies de vacances (Le Cherche midi, 2014) et Histoire d’une jeunesse en marge (Textuel, 2016).


Septembre 2016
39 €
192 pages
21 x 27 cm
Relié
978-2-84597-560-6
200 documents

Mauvaises filles
Incorrigibles et rebelles
Préface de Michelle Perrot Postface de Coline Cardi
Emprisonnées, infantilisées, médicalisées pour les faire se tenir tranquilles. Voici 20 portraits de jeunes filles qui sortent du cadre.

Si les « mauvais garçons » ont leurs héros, de Gavroche à Joey Starr en passant par James Dean, les « mauvaises filles » sont les invisibles de l’histoire.
Dans cet ouvrage, Véronique Blanchard et David Niget dévoilent ces ombres fugaces qui surgissent au détour d’archives médicales ou judiciaires : « vagabonde », « hystérique », « fille-mère », « prostituée », « fugueuse », « cheffe de bande », « punk », « crapuleuse »…
Par le biais d’une vingtaine de portraits incarnés de « mauvaises filles » jugées immorales, de 1840 aux années 2000, ils rendent un visage et une histoire à ces destins orageux. Ils cartographient les lieux qu’elles traversent ou qui les enferment – lieux de perdition (fête foraine, guinguette, bal), de coercition (internat, couvent, prison, asile), de soumission (maison close, foyer familial).
Étouffées et contraintes depuis des décennies par le poids des normes juridiques, religieuses, médicales, familiales, ces mineures « incorrigibles et rebelles » ont néanmoins fini, par leurs résistances, par devenir des actrices du changement social, culturel et politique.
Alors, déviantes ou dissidentes ?

Docteure en histoire, Véronique Blanchard est responsable du Centre d’exposition « Enfants en justice » à Savigny-sur-Orge (Service de l’École nationale de protection judiciaire de la jeunesse). Elle est membre du comité de rédaction de la Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ».

David Niget est maître de conférences en histoire à l’université d’Angers. Ses travaux portent sur l’histoire de la jeunesse et de la justice en Europe et en Amérique du Nord. Il est membre du comité de rédaction de la Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière ».


13 octobre 2010
35 €
160 pages
210 x 270 mm
Relié
978-2-84597-395-4
200 documents quadri
La Fabrique des filles
L'éducation des filles, de Jules Ferry à la pilule
« On ne naît pas femme, on le devient ».

« On revient de loin, à lire ce passionnant ouvrage illustré sur cent ans d’éducation des filles, de 1870 à 1975. » Libération
« Pour nous remettre d’aplomb, balayer quelques clichés lourdingues, je vous propose la lecture d’un beau livre. De Jules Ferry à presque aujourd’hui, un pan de notre Histoire… Les filles, il y a encore du boulot ! » Télérama
« La fabrique des filles n’est pas un chemin de roses ! Les éditions Textuel nous proposent de le suivre à travers deux cents documents le plus souvent inédits. » Marie-Claire

Des leçons de broderie aux cours d’éducation sexuelle, le xxe siècle est porteur d’une évolution, à la fois spectaculaire et paradoxale, de l’éducation des filles, naviguant entre l’enseignement d’un éternel féminin et une émancipation durement conquise.
Cet ouvrage richement illustré met en scène ce cheminement à travers 200 documents souvent inédits : journaux intimes, cahiers d’élèves, courrier du cœur… Les lectures destinées à apprendre aux petites filles leur place en société au début du siècle sont aussi édifiantes que l’enseignement du dévouement familial dans les années 1960.
Fort heureusement l’engagement d’institutrices pionnières, les revendications de la jeunesse et la révolte de féministes enrayeront le dispositif éducatif, à l’école comme à la maison, pour fabriquer des épouses et des mères modèles.

Rebecca Rogers et Françoise Thébaud, toutes deux spécialistes reconnues de l’histoire des femmes, analysent et commentent ce parcours passionnant dont les femmes d’aujourd’hui sont les héritières.

Rebecca Rogers est professeure d'histoire de l'éducation, spécialiste de l'éducation des filles, à l’Université Paris Descartes. Elle a publié, entre autres : Les Demoiselles de la Légion d'honneur ; Les bourgeoises au pensionnat, L’éducation féminine au XIXe siècle (P.U.R., 2007).

Françoise Thébaud est professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université d’Avignon, codirectrice de la revue Clio, Histoire, femmes. Elle a dirigé Le Siècle des féminismes (L’Atelier, 2004), Histoire des femmes en Occident-Le XXe siècle (Perrin 2002).


7 octobre 2015
35 €
160 pages
21 x 27
relié
978 2 84 597 536 1
200 documents

La Fabrique des garçons
L’éducation des garçons de 1820 à aujourd’hui
De l’instauration à la déstabilisation du modèle masculin.

« La féminité est souvent questionnée, mais la masculinité est peu étudiée. Oubli réparé, passionnant ! » Elle
« La Fabrique des filles avait été en rupture de stock dès sa parution. Son pendant masculin devrait lui aussi rencontrer son public ! » Grazia
« L’évolution des rouages de l’usine de la virilité depuis le xixe siècle. » Stylist

Accéder aux privilèges, aux devoirs et attributs masculins s’apprend. La façon d’habiller le garçonnet, la barbe de l’adolescent, les jeux et les héros, l’initiation à la sexualité, au travail et à la citoyenneté, tout dans la formation des garçons les différencie des filles. C’est ce dont rend compte ici Anne-Marie Sohn en s’appuyant sur un fascinant recueil d’images.

À la virilité ostentatoire et agressive du XIXe siècle succède, à partir de la IIIe République, une masculinité plus apaisée, valorisant le jeune homme instruit, sage et utile à la société. Les Trente Glorieuses qui associent consommation de masse, culture jeune et explosion scolaire, ont déstabilisé ce modèle en confrontant désormais les garçons à l’émancipation et à la concurrence des filles.

Cet album est le complément indispensable de La Fabrique des filles (Textuel, 2010, nouv. ed. 2014) pour comprendre l’histoire du genre.

Anne-Marie Sohn, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’École normale supérieure de Lyon, est une spécialiste de l’histoire du genre ainsi que de l’histoire de la vie privée et des jeunes. Elle a notamment publié « Sois un homme ! ». La construction de la masculinité au XIXe siècle (Seuil, 2009) et Une histoire sans les hommes est-elle possible ? Genre et masculinités (ENS Éditions, 2013).


REV Octobre 2016 (2014)
45 €
288 pages
18 x 24 cm
Relié
978-2-84597- 495-1
Coédition Textuel / Arte Éditions
Histoire mondiale de l’anarchie
Sur une idée de Tancrède Ramonet
La première histoire mondiale de l’anarchie, superbement illustrée.

« Plongez-vous dans la passionnante Histoire mondiale de l’anarchie, somme ultradocumentée (tracts, photos d’archives, correspondances et extraits de journaux), qui devrait fouetter vos ardeurs révolutionnaires. » Stylist
« Cerise sur le gâteau, l’ouvrage propose de très intéressantes images d’archives, souvent rares ou inédites. » Le Point
« Cette bible anarchic s’avère l’un des plus beaux ouvrages de la saison ! Les nombreuses illustrations, rares et vintage, constituent un petit trésor de guerre. » Grazia

De la Russie au Japon en passant par l’Espagne, les États-Unis, la France, l’Argentine, Israël ou l’Égypte et bien d’autres pays encore, Gaetano Manfredonia présente ici une fresque de l’anarchie en une centaine de séquences, de 1789 à nos jours. Ces récits, documentés et vivants, mettent en scène les acteurs et les penseurs qui en ont construit les étapes historiques majeures, dans leur contexte social et politique.
La qualité et la variété de l’iconographie confèrent à ce panorama son caractère saisissant : photographies issues de nombreux fonds d’archives internationaux, facsimilés, correspondances, tracts, chansons, estampes, caricatures, journaux et livres sont rassemblés ici pour la première fois. Gaetano Manfredonia démontre comment l’anarchisme a contribué à faire évoluer la société, entre autres les conditions de travail ou le statut de la femme. Il souligne aussi la pertinence du projet : en pourfendant une société absorbée par la logique marchande comme le dirigisme d’État, l’anarchisme revendique l’autonomie des individus et défend les valeurs d’entraide et de solidarité.

Historien, Gaetano Manfredonia est l’auteur de L’Anarchisme en Europe (PUF, 2001). Il a publié de très nombreux ouvrages et études sur l’histoire des mouvements libertaires comme La Lutte humaine. Luigi Fabbri, le mouvement anarchiste italien et la lutte contre le fascisme (1994), La Chanson anarchiste en France des origines à 1914 (1997) ou Anarchisme et changement social (2007).