Editions Textuel -  Régression de la démocratie et déchaînement de la violence
ISBN : 978-2-84597-746-4

11,3 x 21 cm, 128 pages, 17 €

Parution le 04.09.2019

Régression de la démocratie et déchaînement de la violence

Conversation avec Régis Meyran

Monique Chemillier-Gendreau

Alors que tous les régimes s’en revendiquent, l’idée de démocratie est aujourd’hui vide de sens. Réduite à un ensemble de recettes (suffrage universel, séparation des pouvoirs ou contrôle constitutionnel), la démocratie laisse le champ à des pouvoirs populistes qui n’hésitent pas à se montrer favorables à l’armement des citoyens. Qu’a-t-il donc manqué à la démocratie telle qu’elle a été théorisée et mise en pratique jusqu’ici, pour que les peuples s’en détournent et remettent leurs destins à des dictateurs ou des aventuriers ? Mobilisant La Boétie, Clastres, Abensour, Monique Chemillier-Gendreau nous rappelle que le seul titulaire du pouvoir est le peuple dans sa diversité. Mais toute perspective seulement nationale est insuffisante. Les institutions internationales imaginées au sortir de la Seconde guerre mondiale, n’ont pas réussi à garantir aux peuples ni la sécurité collective, ni la justice sociale, ni la sauvegarde de leur environnement. L’auteure réfléchit dans cet entretien à une nouvelle architecture mondiale à même de reprendre l’idée de paix, non comme la seule absence de guerre, mais comme la recherche d’une société juste et bonne.